Le restaurant de l’amour retrouvé, de OGAWA Ito, roman traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako, éditions Philippe Picquier,

Conseillé par Plouf sur terre 

Une jeune femme abîmée par la vie se répare doucement en cuisinant avec amour pour rendre les autres heureux.

 

restaurant

 

"Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.
Sortie en septembre 2013"

 

C'est rare pour moi de parler de mes lectures, je n'ai pas une âme de critique littéraire, je suis souvent incapable d'expliquer pourquoi j'aime ou je n'aime pas. Mettre des mots sur les mots d'un autre, je ne sais pas faire et d'autres font bien mieux que moi.

 

Pourtant, comme une évidence, j'ai eu envie de partager ce livre avec vous. Je l'ai lu en 2 heures, il m'a ému, il m'a touché et il m'a donné faim. Pour moi, il est comme une journée passée à regarder  la neige tomber par la fenêtre plein de tendresse et de nostalgie.

 

J'ai aimé cuisiner avec Rinco, j'ai pleuré avec elle, j'ai eu du mal à la quitter. Ça m'a donné envie comme elle, de trouver des moments simples qui emplissent mes journées d'autant de bonheur, de ne pas m'attarder sur les moments difficiles ou les personnes vilaines (juste esquissées dans le livre comme pour dire qu'elles n'ont de l'importance que si on leur en accorde). En refermant ce livre,  je me suis penchée sur ma vie et ça m'a remis l'essentiel au centre. Il fait partie des livres que j'emporterai sur une île déserte. Seul le titre me déplaît, d'après ce que j'ai pu en lire ce n'est pas le titre original mais, un choix d'éditeur pour les traductions.